Règlements sur les hydrocarbures : Le faux virage vert libéral

3 octobre 2017 - Texte et photo les députées de Marie-Victorin et de Taillon, Catherine Fournier et Diane Lamarre (MG)

À l’instar de plusieurs citoyens québécois qui, jeudi matin dernier en conférence de presse, ont manifesté leur inquiétude, le Parti Québécois demande le retrait pur et simple des règlements sur les hydrocarbures et leur réécriture complète. D’ailleurs, les députées de Marie-Victorin et de Taillon, Catherine Fournier et Diane Lamarre, dénoncent l’imposture du gouvernement libéral et de la CAQ.

De gauche à droite : Les députées Diane Lamarre et Catherine Fournier
De gauche à droite : Les députées Diane Lamarre et Catherine Fournier

«Le PLQ tente de nous faire croire qu’il prend un virage vert. Mais, comme la CAQ, ses gestes montrent qu’il se fiche des risques pour le climat, l’environnement et la santé publique », ont-elles déclaré.

EN BREF

Le Parti Québécois demande le retrait et la réécriture des règlements sur les activités d’exploration, de production et de stockage d’hydrocarbures sur le territoire québécois.

Le PLQ et la CAQ ont affiché, par le passé, leur vrai visage en se prononçant en faveur de la fracturation hydraulique, notamment lors des votes en lien avec le projet de loi 106.

Ces deux partis de la vieille économie n’ont aucun scrupule à voir les compagnies pétrolières et gazières fracturer le Québec.

Le Parti Québécois, lui, a tourné la page de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures; il est résolu à mettre en place des mesures favorisant la transition énergétique du Québec.

Catherine Fournier insiste : le Parti Québécois s’opposera à l’idée que le territoire du Québec, grâce à l’appui du PLQ et de la CAQ, soit entièrement ouvert à l’industrie pétrolière et gazière. « Le PLQ et la CAQ n’ont-ils retenu aucune leçon de la saga du gaz de schiste dans la vallée du Saint-Laurent? N’ont-ils pas saisi que l’acceptabilité sociale et la réduction de notre empreinte écologique sont incontournables? Pourquoi s’entêtent-ils à vouloir fracturer le Québec? », s’est-elle demandé.

Diane Lamarre souligne par ailleurs qu’un gouvernement du Parti Québécois n’aura qu’un principe en tête : défendre les intérêts de la population et de ses enfants à venir. «Si le PLQ et la CAQ veulent accommoder les compagnies pétrolières et gazières, le Parti Québécois, lui, fait un autre choix. La population s’oppose à la fracturation hydraulique ainsi qu’à tout autre procédé chimique similaire dans le sol. Elle s’inquiète, avec raison,des multiples risques que pose l’industrie des hydrocarbures pour l’eau potable, le climat et la santé publique», a-t-elle soutenu.

À ses yeux, le PLQ et la CAQ sont bien loin de répondre aux attentes des Québécois. «Les citoyens sont passés outre la vieille économie du XXe siècle; ils réclament une révolution énergétique qui créerait des emplois partout au Québec. Ils souhaitent qu’on transforme notre économie, qu’on innove et qu’on exporte le savoir-faire québécois», a poursuivi la députée de Taillon.

L’économie verte, la transformation énergétique ainsi que la protection du climat et de l’environnement font partie du bagage politique du Parti Québécois. «Ces enjeux guideront nos propositions pour l’élection générale de 2018 », a conclu la députée de Marie-Victorin.

Propulsé par 7Dfx