Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin Québec versera 22 millions aux municipalités et aux régions pour qu’elles développent leur secteur culturel

3 avril 2017 - La Presse Canadienne - photo archives MédiaSud - (MG)

Le ministre de la Culture et des Communications, Luc Fortin, a fait cette annonce dimanche matin à Shawinigan.

Ces fonds seront investis dans le cadre des ententes sur le développement culturel, qui prévoient la mise en place de partenariats entre les administrations locales et le gouvernement provincial. Le ministre Fortin prévoit bientôt ouvrir un blitz de négociations afin de conclure ces ententes d’ici le mois de juin, et ainsi assurer la distribution rapide des fonds.

Les ententes, qui selon lui permettent aux régions « d’avoir leurs propres couleurs en matière de culture », seront cette fois-ci de trois ans — contrairement aux années précédentes alors qu’elles étaient signées pour seulement un an.

Par communiqué, le ministère a indiqué que cela est possible grâce « à la bonne gestion du gouvernement » qui permet plus de « prévisibilité ».

Sans surprise, la part du lion ira à Montréal et Québec, qui recevront respectivement 6 millions et 1,5 million de 2017 à 2020.

De son côté, la Montérégie récoltera plus de 2,3 millions sur trois ans, tandis que l’Outaouais touchera plus de 1,1 million. La Mauricie recevra quant à elle un peu plus d’un million.

La contribution du gouvernement provincial représente « le montant de base », auquel s’ajouteront les investissements de ses partenaires au sein des collectivités, précise le ministre Fortin, qui ne ferme pas la porte à la bonification de ces sommes par l’entremise de projets sur le plan du numérique, de la langue ou des infrastructures.

En entrevue à La Presse canadienne, le ministre Fortin a souligné que cette annonce émane de demandes répétées pour des ententes triennales lors de sa tournée de consultations sur le renouvellement de la Politique culturelle du Québec, l’été dernier.

« Ça va permettre d’organiser des projets sur une plus longue période, et ça, c’est bienvenu. De plus, ça permet de réduire les frais d’administration des villes et également du ministère, alors c’est gagnant-gagnant », a-t-il fait valoir.

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