Le Bloc Québécois veut encadrer les salaires abusifs

26 mars 2018 - Texte et photo le chef parlementaire et député du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval - (MG)

Le chef parlementaire et député du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval, s’indigne face aux salaires démesurés octroyés à certains dirigeants de grandes entreprises. Rappelons que le Journal de Montréal dévoilait lundi dernier que les PDG des sept plus grandes banques au Canada se sont partagé une rémunération de 68 M$ en 2017.

Chef parlementaire et député du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval
Chef parlementaire et député du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval

C’est pourquoi le Bloc Québécois croit qu’il est nécessaire de légiférer pour limiter la rémunération des dirigeants d’entreprises à un ratio de 1 pour 35, c’est-à-dire qu’ils ne pourraient être payés plus de 35 fois le salaire de l’employé le moins bien rémunéré de l’entreprise.

«Il s’agit d’une mesure essentielle afin de réduire les inégalités économiques et de rétablir une équité entre les travailleurs d’une entreprise et les patrons de ceux-ci. Il est impensable que les employés qui sont les principaux responsables du succès d’une entreprise voient le PDG gagner un salaire complètement disproportionné par rapport à leur charge de travail», explique Xavier Barsalou-Duval.

De plus, en début d’année, le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) a calculé que les 100 PDG d’entreprises les mieux payés au Canada ont reçu 209 fois plus d’argent que le travailleur moyen alors qu’il y a 30 ans, ce ratio était de 1 pour 40.

«C’est insensé de voir que les 100 PDG les mieux payés au Canada ont une rémunération 209 fois plus élevée que le salaire moyen. Plus les années passent et plus les écarts se creusent. Ils font leur fortune sur le dos de ceux qui travaillent dur. C’est tout bonnement indécent de se donner des salaires de cette ampleur», s’exclame le chef parlementaire.

«Il est primordial que nos travailleurs aient confiance dans notre système économique et pour cela, nous devons limiter les abus que peut occasionner la rémunération des dirigeants d’entreprise», conclut le député.

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