Jean-François Lisée se veut le candidat de l’Expérience

8 septembre 2016 - Texte et photos Maurice Giroux

Malgré le discours ambiant voulant que le Parti québécois (PQ) devrait se rajeunir et faire plus de place à la génération montante, tout indique que les membres tableront plutôt sur l’expérience du député de Rosemont Jean-François Lisée (JFL) le 7 octobre prochain.

Jean-François Lisée et François Beaulne
Jean-François Lisée et François Beaulne

Si la tendance se maintient, celui qui a accompagné Jacques Parizeau lors de la quasi victoire du référendum de 1995, remportera la course en raison de sa connaissance profonde des rouages de l’État, de sa facilité à répondre à toutes les questions, de son bagou et même de ses astuces et de ses roueries.

Donc ce sera partie remise pour les jeunes candidats Alexandre Cloutier, Martine Ouellet et Paul St-Pierre Plamondon.

Hier soir, dans une salle d’un restaurant cossu de la rue Saint-Charles à Longueuil, près d’une centaine de personnes, dont une majorité de têtes blanches, ont eu droit au spectacle politique d’un JFL au sommet de sa forme.

C’était quelques heures seulement après avoir annoncé, dans l’euphorie, que quatre députés, dont trois anciens supporteurs de Véronique Hivon , se ralliaient à lui. Il s’agit des quatre premiers appuis de députés pour JFL qui obtient 23%des intentions de vote des sympathisants péquiste, selon un sondage Léger publié dans le Devoir samedi.

JFL s’est dit par ailleurs surpris du nombre de personnages de la Montérégie qui, dans un temps record, avaient décidé de faire acte de présence, sans compter les messages écrits lus par son organisateur régional François Beaulne, ex-député péquiste de la Rive Sud.

Jean-François Lisée et François BeaulneL’agenda référendaire de JFL

Concernant son agenda référendaire, JFL a lourdement insisté pour indiquer qu’il avait tout simplement adopté la stratégie de Jacques Parizeau, en prenant le temps et le même nombre d’années avant de déclencher le processus. En ce sens, JFL se décrit presque comme le digne successeur de Monsieur.

En appui à ce positionnement, l’un des invités à prendre la parole en faveur de la candidature de JFL a rappelé la fameuse phrase de René Lévesque à l’effet qu’on ne pouvait pas tirer sur une fleur pour la faire pousser. Personne dans la salle n’a osé répliquer, sans doute par gêne ou par politesse, que durant les 20 dernières années, personne au Parti québécois, ni même JFL, n’avait arrosé la dite fleur pour qu’elle pousse.

Note du journaliste : Il existe dans le code civil du Québec un dicton qui stipule que nul ne peut invoquer sa propre turpitude pour excuser sa faute.

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