Électrification des transports - «Justin Trudeau doit se trouver un costume de citoyen du Québec» – Catherine Fournier

28 février 2018 - Bureau de Catherine Fournier, député de Marie-Victorin et Bureau de Diane Lamarre, députée de Taillon - (MG)

À la veille de la présentation du budget fédéral, les députées du Parti Québécois à Longueuil, Mmes Catherine Fournier et Diane Lamarre, demandent formellement au gouvernement de Justin Trudeau de corriger l’injustice dont est victime l’industrie de l’électrification des transports au Québec.

«Si Justin Trudeau est sérieux dans sa stratégie concernant les véhicules zéro émission et l’électrification des transports, son budget doit réparer une iniquité qui perdure à l’encontre du Québec en ces matières», a soulevé la députée de Taillon, Mme Diane Lamarre.

 En bref :

Le Parti Québécois fait trois propositions concrètes pour élargir le déploiement de l’électrification des transports.

Quelque 45 % des véhicules électriques roulent au Québec, mais seulement 9 % des budgets qui nous sont alloués servent à l’installation de bornes de recharge.

Depuis 4 ans, le gouvernement Couillard a échoué à défendre les intérêts du Québec en matière d’électrification des transports.

Mettre en place un rabais fédéral à l’achat de véhicules électriques

À ce jour, le Canada est le seul pays du G8 à ne pas subventionner l’achat d’un véhicule électrique, et cela retarde l’électrification de nos transports. Les pays qui offrent des incitatifs financiers sont aussi ceux où s’implantent plus rapidement les véhicules électriques (Norvège, États-Unis, France et Chine, par exemple). «Ottawa doit compléter les incitatifs financiers offerts au Québec. Ainsi, nous nous convertirons plus rapidement à l’électromobilité», a soutenu Mme Fournier.

Donner au Québec sa juste part pour l’installation de bornes électriques à recharge rapide

Au Canada, près de la moitié des véhicules électriques roulent au Québec. Pourtant, ici, seulement 9 % des subventions fédérales servent à l’installation de bornes de recharge rapide (le reste va à l’hydrogène et au gaz naturel), contre 32 % en Ontario, ou encore 100 % au Nouveau-Brunswick, en Alberta et au Manitoba. «Ottawa doit donner la priorité à l’installation de bornes de recharge rapide – nous n’en avons que 109 – et garantir que le Québec recevra dorénavant sa juste part des fonds fédéraux. Encore une fois le Québec est défavorisé par le gouvernement fédéral», a ajouté Mme Lamarre.

Donner au Québec sa juste part du Fonds d’innovation pour le secteur automobile (FISA)

C’est en 2008 que le gouvernement fédéral a mis en place le FISA. Or, la totalité des 570 M$ dépensés à ce jour l’a été en Ontario, et surtout au bénéfice de multinationales. Les entreprises québécoises, surtout des PME, n’ont reçu aucun soutien. «Le Québec est le grand perdant du FISA. Pourtant, nous avons beaucoup d’entreprises innovantes en transports, notamment en électrification. Le budget fédéral doit faire en sorte que nos PME puissent profiter, elles aussi, du FISA. Le secteur de l’électrification des transports se développe davantage ici qu’en Ontario!», a conclu Mme Fournier.

Rappelons que les deux élues sont membres de la Coalition électrique des élus de la Rive-Sud et qu’elles ont posé des actions concrètes pour l’électrification des transports dans la dernière année, notamment la tenue de la journée d’essais routiers de véhicules électriques à Place Longueuil, avec l’AVEQ (Association des véhicules électriques du Québec). Les revendications ci-haut s’ajoutent à celles formulées avec la Coalition électrique :

 Installation de bornes de recharge rapide dans les stationnements des immeubles gouvernementaux de la Rive-Sud ;

 Modification des deux Codes du bâtiment pour inclure une norme qui exigerait qu’une prise extérieure de 240 volts – essentielle pour l’installation de borne de recharge à la maison - soit obligatoire lors de la construction des nouveaux bâtiments résidentiels.

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