Collusion à Longueuil : les conseillers Jacques Lemire et Jacques E. Poitras doivent des explications aux Longueuillois

25 janvier 2018 - Cabinet de la mairesse Sylvie Parent - (MG)

La mairesse de Longueuil, Sylvie Parent, interpelle les conseillers municipaux Jacques Lemire et Jacques E. Poitras, qui siègent aujourd’hui sous la bannière de Longueuil citoyen, afin qu’ils s’expliquent concernant le système de collusion mis en place alors qu’ils faisaient partie du comité exécutif de la Ville de Longueuil entre 2006 et 2009.

Jacques Lemire, conseiller municipal Ville de Longueuil
Jacques Lemire, conseiller municipal Ville de Longueuil

Rappelons qu’à la suite d’une enquête exhaustive, le syndic de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) révélait récemment qu’un vaste système  collusionnaire prévalait au sein de l’administration municipale de Longueuil entre 2002 et 2009. Selon la preuve présentée par le syndic de l’OIQ, des firmes d’ingénieurs devaient verser régulièrement des montants pouvant aller jusqu’à 25 000 $ à une caisse occulte afin d’obtenir des contrats municipaux.

«Le système mis à jour par l’OIQ démontre que les plus hautes instances de la Ville étaient impliquées dans ces présumées manoeuvres frauduleuses. Les conseillers Lemire et Poitras ont aujourd’hui la responsabilité de nous dire s’ils étaient au courant de la situation et de nous informer des gestes qu’ils ont posés pour dénoncer ce genre de pratiques», a déclaré Sylvie Parent.

Récupérer les sommes illégalement perçues

Jacques-E. Poitras, conseiller municipal Ville de LongueuilDepuis le changement d’administration en 2009, le syndic de l’OIQ a constaté que le système en place depuis 2002 avait cessé de sévir à Longueuil. Dès son arrivée au pouvoir, l’équipe de la nouvelle mairesse a implanté plusieurs mesures dans le but d’enrayer la corruption. On parle entre autres de l’adoption d’un code d’éthique pour les élus et les fonctionnaires ainsi que de l’adoption d’une nouvelle politique de gestion contractuelle.

D’autre part, afin d’intensifier la lutte à la corruption et à la collusion et s’assurer que de telles pratiques ne puissent plus jamais prendre place à Longueuil, la mairesse annonçait récemment la mise en place dès cette année d’un Bureau d'inspection contractuelle (BIC). De plus, Sylvie Parent s’est engagée à prendre les mesures nécessaires pour récupérer, le cas échéant, les sommes illégalement perçues. Dans cette perspective, il est impératif que les deux conseillers de l’opposition lui transmettent toutes les informations pouvant l’aider à recouvrir les montants qui proviendraient d’activités illicites ayant pris place alors qu’ils faisaient partie des hauts dirigeants de la municipalité.

«S’il s’avère que les citoyens de Longueuil ont été volés durant l’époque où sévissait un régime de corruption et de collusion, il faut que justice soit faite. Les deux anciens conseillers du Parti municipal de Longueuil, Jacques Lemire et Jacques E. Poitras, ne peuvent rester silencieux devant cette situation. Ne rien dire équivaudrait ni plus ni moins à cautionner la fraude, l’illégalité et la corruption», conclut Sylvie Parent.

Source :

Cabinet de la mairesse Renseignements : Alexandra Bélisle, 514 969-7739 alexandra.belisle@longueuil.quebec

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