Aucune étude sur la vente du quincailler RONA à Lowe’s : «Pour le ministre Bains, RONA ne vaut pas un clou»

27 février 2017 - Texte et visuel Xavier Barsalou Duval - (MG)

À sa demande d’accès à l’information datée du 30 août 2016 et visant à obtenir les analyses et études qui ont été présentées au ministre Bains dans le cadre de la vente de RONA à Lowe’s, le porte-parole en développement économique du Bloc Québécois, Xavier Barsalou-Duval, s’est fait répondre par le ministère que de tels documents n’existaient tout simplement pas.

«Après une recherche complète du côté du ministère, les fonctionnaires n’ont rien trouvé. C’est ahurissant! C’est à croire que la décision du ministre s’est prise en tirant à pile ou face», a déclaré M. Barsalou Duval.

Le ministre Bains avait pourtant laissé croire qu’il avait entre les mains une analyse des avantages nets de cette transaction, comme le prévoit la Loi sur investissement Canada. M. Barsalou-Duval a donc demandé au ministre, en juin dernier, de rendre publiques les études et les analyses l’ayant convaincu que la vente de RONA était Xavier Barsalou-Duval porte-parole en développement économique du Bloc Québécoisavantageuse pour le Québec. Il voulait aussi savoir par quel mécanisme de supervision avait cheminé la transaction avant d’être approuvée.

«Alors que le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt et placement passent à l’offensive pour protéger les fleurons de l’économie québécoise et assurer une relève entrepreneuriale, il est consternant de découvrir que le ministre Bains, de son côté, n’a non seulement rien tenté pour retenir l’entreprise dont le siège social est situé dans ma circonscription, mais qu’il en aurait autorisé la vente sans se baser sur quelque étude ni analyse que ce soit», a ajouté M. Barsalou Duval.

«Le ministre Bains doit fournir des explications, une fois pour toutes, sur les paramètres qui ont motivé sa décision. D’ici là, force est de constater que pour lui, RONA ne vaut pas un clou», a conclu le député.

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