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Affaire Prud’homme: un juge oblige MédiaSud à dévoiler ses sources

28 février 2012 - MédiaSud
Mardi, au Palais de justice de Longueuil, un juge de la Cour supérieure qui entendait une requête de Max Aviation, de Cargair et de leur présidente, Josée Prud’homme, contre Point Sud et MédiaSud a tranché et imposé que MédiaSud dévoile ses sources journalistiques.

Maurice Giroux et MédiaSud sont poursuivis pour diffamation après avoir affirmé dans un article paru en juillet dernier que Mme Prud’homme avait « coulé directement ou indirectement » au journaliste Martin Croteau de La Presse un rapport confidentiel de la firme KPMG réservé au conseil d’administration de Développement Aéroport Saint-Hubert de Longueuil (DASH-L).

Point Sud et son président Yvan Parent sont poursuivis  à cause d’un texte d’opinion de M. Parent jugé diffamatoire par la poursuite.

Le juge Paul Mayer de la Cour supérieure a invoqué le « test de Wigmore » qui permet aux juges de valider si une demande de divulgation des sources est justifiée.

Le test de Wigmore se décline en quatre questions : l’anonymat des sources était-il convenu d’avance, le maintien de l’anonymat est-il essentiel, ce rapport source-journaliste doit-il aux yeux du public être entretenu assidûment, et l’intérêt public de protéger l’identité de la source est-il plus important que celui de la dévoiler.

Le juge Mayer a estimé que la cause ne répondait à aucun de ces quatre critères. Il n’a pas expliqué en détail les raisons de sa décision, sinon que les défendeurs n’avaient pas réussi le test

Le journaliste et président de MédiaSud, Maurice Giroux, et le président de Point Sud, Yvan Parent, tous deux personnellement intimés, ont indiqué qu’ils envisageaient très sérieusement de porter appel, mais que leur décision définitive ne serait connue que mercredi.

«L’anonymat c’est sacré pour moi, il n’est pas question que je dévoile mes sources », s’est indigné Maurice Giroux. « Les sources, il ne faut pas toucher à ça, soutient pour sa part Yvan Parent, quitte à aller en prison, ça peut aller aussi loin que ça. »

À moins de gagner en appel, Maurice Giroux pourrait effectivement être condamné pour outrage au tribunal.

En matinée, une juge de la Cour supérieure avait pour sa part refusé de se prononcer sur la requête de MédiaSud en rejet des procédures pour poursuite abusive (poursuite-bâillon), estimant qu’il était encore trop tôt pour se prononcer sur cet aspect et que le rôle en reviendrait plutôt au juge qui sera chargé d’entendre la cause sur le fond.

 

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