Le sujet est revenu sur la table du conseil municipal de Longueuil mardi soir, lorsque des étudiants universitaires de l’École nationale d’administration publique (ÉNAPO) ont presque supplié la mairesse de trouver d’autres moyens pour stopper la décision, irrévocable semble-t-il de la Société de transport de Montréal.
Intervenant à la période des questions du public, ces étudiants adultes se sont fait dire d’exercer des pressions sur le maire de Montréal Gérald Tremblay. Outre la poursuite en justice intentée par la ville de Longueuil et le boycotte du paiement de sa quote-part de 1,6 millions, Mme St-Hilaire a renouvelé sa demande à la ministre Julie Boulet de tenir un sommet des trois maires de la région de Montréal.
Ces étudiants de l’ÉNAP faisaient partie d’un groupe de 40 personnes qui ont passé la journée de mardi à l’hôtel de ville dans le cadre d’une session pratique de la vie politique municipale. Après des rencontres avec des hauts fonctionnaires et du personnel politique, le groupe a aussi assisté à la réunion du conseil municipal pour observer les relations très crispées entre les élus au pouvoir et ceux de l’opposition majoritaire.
Ils ont demandé au chef de l’Opposition si son groupe appuyait d’une seule voix les pressions de la Ville auprès des instances métropolitaines, vu la résolution unanime votée en ce sens le mois dernier.
M. Gilles Grégoire n’a pu résister à la tentation d’ajouter son grain de sel, en affirmant qu’il ne comprenait pas pourquoi la mairesse de Longueuil, qui occupe le poste de vice-président à la Communauté métropolitaine de Montréal, n’avait pas pu influencer son vis-à-vis de Laval Gilles Vaillancourt, qui occupe lui-aussi un poste de vice-président.
