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Réduction du bruit : Steve Flanagan devra résoudre la quadrature du cercle

12 mars 2010 - Maurice Giroux
(Maurice Giroux) - Affirmant ne pas avoir le mandat de recommander soit la fermeture de l’aéroport soit le déménagement des écoles de pilotage, le mandataire de la ville de Longueuil Steve Flanagan n’a maintenant pour seule latitude que d’emprunter l’étroit corridor entre la protection de la santé des citoyens et le développement économique de la Rive-Sud

En point de presse vendredi à l’issue de trois séances de consultation publique, M. Flanagan a tenu à préciser qu’il puisera à même les suggestions apportées lors des audiences pour ramener à un niveau raisonnable le niveau de bruit des avions à pistons.


 

Les suggestions proviennent en grande partie du milieu économique, pour qui les recommandations retenues pour réduire le niveau de bruit ne devront pas mettre en péril la rentabilité des installations et des équipements valant plusieurs centaines de millions de dollars.

 

Même si l’idée de prolonger la piste 24 G, pour que les avions atteignent une bonne altitude avant de survoler les quartiers résidentiels, semble avoir attiré l’attention de M. Flanagan, la question des horaires de nuit et de week-end pourrait lui causer de l’insomnie en raison du défi de résoudre la quadrature du cercle. Il en va aussi pour la réduction du nombre de vols.

 

L’aéroport de Saint-Hubert encore trop méconnu

 

Parlant au nom de la Chambre de commerce de la Rive-Sud, qui détient quatre des 11 sièges au conseil d’administration de DASH-L, son vice-président Me Martin Fortier est d’avis que l’aéroport de Saint-Hubert, qui encore trop méconnu des gens d’affaires pour les vols nolisés, possède un potentiel de développement incomparable.

 

Il s’inquiète de la disparition possible d’autres emplois bien rémunérés, comme ceux de Pratt & Whitney vers Mirabel. Les écoles de pilotage représentent 30% des activités de l’aéroport. Sa seule recommandation est le prolongement de la piste et la sauvegarde de la tour de contrôle, tout en respectant les individus.

 

M. Fortier indique que les délégués de la Chambre à DASH-L sont absolument libres de prendre les décisions pour le bien de l’organisme. Il n’y a pas de conflit d’intérêt, mais convergence. Il admet toutefois que la Chambre appuie les intérêts de ses membres. Dans son mémoire, la Chambre ne propose aucune solution pour contrer le bruit.

 

Concernant DASH-L, M. Flanagan a précisé qu’il n’avait pas le mandat de faire des recommandations sur cette structure administrative et politique, qui jusqu’à 2014 tient son mandat du gouvernement fédéral.


 

Critiques de l’étude Dessau et du projet de terminal de DASH-L

 

Pour sa part, Pascal Gosselin, président de Aéro Technik, au nom du pilote de ligne le capitaine Gary Wagner retenu en Europe, a mis en doute la validité de l’étude Dessau réalisée par temps exceptionnellement chaud au mois d’août 2009 et par plafond bas, et non sur plusieurs mois de l’année.Voici à ce sujet le commentaire de M. Flanagan:

   


De plus aucune étude n’a été menée sur une période complète de 24 heures et aucune différence n’a été faite entre chaque type d’avions, laissant un doute sur la provenance exacte du bruit entre les petits avions et les plus gros.

 

Selon M. Wagner, le prolongement de la piste 24G réduirait de 90 pour cent les problèmes de bruit, si on y ajoute une montée plus rapide des avions et un virage à 500 pieds. Selon lui, un système centralisé de plaintes doit être mis sur pied afin de bien identifier les avions coupables.

 

Parlant en son nom propre, et en tant que dernier témoin aux consultations publiques, M. Gosselin estime que les recettes de la vente des terrains industriels devraient servir à prolonger la piste 24G au lieu de les investir dans un terminal non rentable pour lequel DASH-L s’est déjà engagé à verser 6 millions$.

 

Il se dit favorable à la création d’un Comité de gestion du bruit, à la mise en lace d’un réseau de surveillance automatisé du bruit aéroportuaire et d’un système sérieux de gestion des plaintes.


M. Flanagan se dit confiant de relever le défi de concilier ce qui à première vue semble irréconciliable.



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