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Les écoles de pilotage de Saint-Hubert contre-attaquent

12 mars 2010 - Maurice Giroux / Jacques Marchand
(Maurice Giroux) – Lors de la seconde soirée de consultation sur le bruit des avions à Saint-Hubert, la plupart des intervenants et opérateurs sont venus à la rescousse des écoles d’aviation, affirmant que les écoles constituaient un leader mondial en matière de formation de pilotes de lignes.

D'entrée de jeu, Thierry Dugrippe, directeur d’exploitation à Air Richelieu et aussi porte-parole de Aéro Club de Montréal, a particulièrement insisté sur les retombés économiques des étudiants-pilotes.

 Le coût de l’expropriation des écoles coûterait plus qu’exproprier les maisons, une affirmation qui a fait réagir vivement les citoyens présents.

Pour lui la relocalisation des écoles vers Mirabel ne serait pas viable financièrement, une perte de 30% du chiffre d’affaires. Les étudiants étrangers sont fortement attachés à Saint-Hubert par la qualité de ses installations.



Il dit que les poser-décoller sont non seulement obligatoires, mais Transport Canada les impose aussi en soirée lors de la saison estivale. Agir autrement obligerait les écoles à fermer leurs portes et par conséquent la tour de contrôle pourrait disparaître comme à Mirabel et les autres avions d’affaires quitteraient aussi.

 Selon lui la prolongation de la piste 24 Gauche réduirait les nuisances de beaucoup, mais le nombre d’avions resterait le même. Les écoles n’ont pas à être les seules à assumer les coûts d’un éventuel prolongement de cette piste.

Quant aux limitations volontaires proposées par DASH-L, elles sont plus restrictives que celles en vigueur ailleurs au Canada, Air Richelieu dit qu’il s’est plié au maximum demandé.

 "Les citoyens doivent aussi nous comprendre et nous sommes favorables à former un Comité sur le bruit qui ferait des recommandations positives à Transport Canada."

 Le bruit vient aussi des autres écoles de pilotage

 Pour l’Association québécoise du transport aérien du Québec, l’augmentation des avions à Saint-Hubert vient surtout des mouvements des autres écoles d’aviation du Québec, affirme son président Marco Prud’homme, dans un témoignage percutant.

 De plus, se débarrasser des écoles amènerait la fermeture de la tour de contrôle.

L’aéroport de Mirabel n’a pas été construit pour l’aviation générale soutient Marco Prud'Homme.

Il faudrait investir massivement, ce que Mirabel n’a pas cherché à faire. C’est une légende urbaine que les écoles pourraient investir de telles sommes.

L’approche équilibrée mise de l’avant par l’Organisation de l’aviation internationale, dont le siège social est à Montréal, comprend quatre options, soit la réduction à la source lors de la fabrication, la règlementation municipale, les procédures d’opérations des avions et finalement les restrictions législatives.

M. Prud’homme a dit que "l’étude Dessau ne comportait pas une carte globale et une étude de gestion de bruit et que de l’argent avait été jeté par la fenêtre".

C’était la première fois que cette firme menait une telle étude.

M. Prud'Homme a démontré que l'étude de Dessau

sur le bruit aux abords de l'aéroport avait des lacunes importantes car elle n'était pas spécifique à l'étendu du bruit.


Aucun transporteur régional, dit-il,  ne semble intéressé à venir s’installer tant que la gestion du bruit ne sera pas réglée. Un nouveau terminal est aussi prématuré, a lancé l’intervenant.

Il souhaite une cohabitation avec les citoyens, mais surtout la création d’un Comité de gestion du bruit et particulièrement l’embauche d’un expert en bruit aéroportuaire.

À la toute fin de cette deuxième soirée d'audiences publiques sur le bruit des petits avions, la présidente de Cargair Josée Prud'homme est venue livrer un vibrant témoignage, tant à la commission qu'aux citoyens, sur les fondements même de l'industrie des écoles de pilotage de Saint-Hubert qui constituent la base de l'industrie aérospatiale.

Madame Prud'homme a élaboré sur les aspects sociaux de la vie autour de l'aéroport.


   

Les infrastructures, la proximité des écoles et la qualité de l'enseignement font de Saint-Hubert la pierre angulaire de l'industrie de l'enseignement académique du pilotage et il faut les distinguer des clubs de pilotage ailleurs dans les petits aéroports non contrôlés.

Enfin l'un des derniers intervenants est venu livrer une liste de recommandations disciplinaires contre certaines écoles de pilotage qui discriminent des élèves pilotes en les comparant à des sauvages.

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