Historiquement, dès son adoption en 1977, la Loi 101 et la Charte de la langue française qui si rattache, permettaient à une majorité de résidents d'une ville, dont la langue maternelle anglaise était dominante, d'obtenir un statut bilingue pour leur municipalité et recevoir des services dans les deux langues officielles.
Si la loi 14, loi modifiant la Charte de la langue française, est adoptée Québec pourra réévaluer le statut linguistique de Greenfield Park en raison de sa composition démographique.
Dans le cas de l'Arrondissement de Greenfield Park, l'amendement à la charte de la Ville de Longueuil tel que prescrit par la loi 14 engloberait les citoyens de langue anglaise dans l'ensemble de la population.
Selon Statistiques Canada de 2011, 6,2 % seulement de la population a déclaré l'anglais comme langue maternelle, contre 79,2 % le français et 12,2 % une langue maternelle non officielle.
Ainsi, Greenfield Park perdrait son statut de ville bilingue telle qu'accordée dans la foulée des fusions et défusions et de la réorganisation municipale sous le gouvernement Charest en 2003.
Lors de la dernière séance du conseil de ville de Longueuil, le chef de l'opposition Gilles Grégoire a déposé un avis de résolution auprès du Conseil municipal pour que l'arrondissement de Greenfield Park conserve son statut bilingue.
Le projet de résolution devrait être débattu lors de la réunion mensuelle de février.
