MediaSud http://www.mediasud.ca Le portail médiatique de la Rive-Sud Quarnet fr Toute la vérité sur George-Étienne Cartier http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=7246 Fri, 12 Sep 2014 08:28:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=7246

En effet, lors des élections générales du nouveau Canada en 1872, soit la  2e élection générale depuis 1867, il appert que Hugh Allan, président du Canadian Pacifique Railway, a déboursé 350 000$  pour assurer la réélection du gouvernement conservateur dirigé par le premier ministre Sir John A. Macdonald et son bras droit George-Étienne Cartier.

En échange de l'adhésion de la Colombie-Britannique à la Conférence Canadienne, le gouvernement conservateur avait accepté la construction d'une ligne de chemin de fer transcontinentale reliant la province à l'est du pays.

Contrat de 100 millions$

Pour l'attribution du contrat de 100 millions (X 12 aujourd’hui) pour la construction de la ligne, deux groupes étaient en compétition : le Canadien Pacifique de Hugh Allan, qui représentait les capitaux américains et montréalais et l'Inter-Ocean Railway Company du Grand Tronc, représentant les capitaux torontois.

Selon les historiens, Macdonald et Cartier se sont adressés  au président de la compagnie de chemin de fer du Canadien Pacifique (CPR) Hugh Allan.

En échange de généreuses sommes d'argent, ils lui promettent le lucratif contrat de construction du chemin de fer transcanadien s'ils sont réélus. Allan leur a versé près de 350 000 $ provenant d'investisseurs américains.

Négociations secrètes

C’est Cartier qui a mené les négociations secrètes avec Allan. Sur les 350,000 $ obtenus, Cartier a empoché 85 000$ pour sa campagne électorale dans Montréal Est, où il se trouvait d’ailleurs en difficulté. Mais il perdit ses élections.

Un des éléments de preuve les plus sensationnels contre le premier ministre est le télégramme de John A. Macdonald à l’avocat de Hugh Allan, John Abbot : « Il me faut un autre montant de 10 000 $. Ce sera ma dernière demande. Ne me décevez pas. Répondez aujourd’hui. »

Réélu de justesse

Le 12 octobre 1872 le gouvernement conservateur de Macdonald a été reporté au pouvoir de justesse par 99 sièges contre 95 pour les libéraux. Allan obtient en principe le contrat du chemin de fer.

Mais suite au dévoilement du scandale par le Globe and Mail de Toronto, Macdonald doit présenter la démission de son gouvernement le 5 novembre 1873.

Les libéraux gagneront  les élections suivantes. Quant à Cartier, il ne sera pas  témoin du scandale, car il était décédé à Londres en mai 1873.

Quelle ironie que MM. Harper et Couillard, à Québec la semaine dernière, aient souligné avec emphase le 200e anniversaire de naissance de Cartier (1814-2014).

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Il faut sauver le Rive-Sud Express et le Journal de Saint-Hubert http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=7179 Thu, 14 Aug 2014 10:43:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=7179
Ainsi le BFC a obligé TC de mettre en vente 34 journaux régionaux à travers le Québec afin d’empêcher des situations de monopole. Dans l’agglomération de Longueuil, ont été mis en vente en juin dernier le Rive-Sud Express et le Journal de Saint-Hubert. 

Paradoxalement, on se retrouve avec une situation où le Courrier du Sud, autrefois de Québecor et qui a facilement gagner la bataille locale, est devenu un vaisseau amiral de TC sur la Rive-Sud. Inversement le vainqueur TC se voit obligé de vendre tous les journaux qu’il a parachutés, comme c’est le cas en Montérégie.

À Longueuil, comme partout au Québec, le BFC avait fixé un délai de 60 jours, soit le ler août dernier, pour déposer une lettre d’intention. Par un concours de circonstances, nous avons appris qu’un acquéreur potentiel avait l’intention de déposer une offre.

Regroupement de journaux indépendants

Mieux encore, cet acquéreur a fait des démarches auprès du journal Point Sud et du journal en ligne MédiaSud pour faire partie d’un regroupement de journaux indépendants de l’agglomération de Longueuil. 

Le but de l’opération ne serait pas de mener une guerre stupide au Courrier du Sud qui fait bien son travail, mais d’offrir une alternative journalistique au public citoyen et aussi d’éviter une flambée des tarifs publicitaires dommageables pour les commerçants et les organismes du milieu, sans oublier la sauvegarde d’une douzaine d’emplois.
Bref, de l’avis de l’acquéreur, il serait impensable que Longueuil, la cinquième ville au Québec ainsi que son agglomération, subissent une situation de monopole tout puissant.

À mon humble avis, la formule d’une coopérative de presse et de publicité commerciale mérite d’être non seulement encouragée mais appuyée, d’autant plus que chaque média concerné conserverait son statut et sa propre indépendance. Si l’opération se concrétise, c’est trois plateformes papier et six plateformes Internet qui seraient offertes au public lecteur et aux commerçants de Longueuil.

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L’ignorance crasse de nos 18-24 ans http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=7051 Mon, 16 Jun 2014 11:00:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=7051
On y apprend en effet que, contrairement à ce que croyaient les élites souverainistes, une forte majorité des jeunes québécois rejette carrément l’idée de l’indépendance du Québec.

Pire encore, ils seraient encore plus nombreux à bouder le Parti québécois, qui ne récolte que 16%, non pas pour aller se réfugier massivement à Québec Solidaire (22%) ou à Option nationale (%?), les deux autres partis progressistes et souverainistes, mais plutôt vers le Parti libéral (34%) et vers la Coalition avenir Québec (23%).

Autrement dit, 57% de nos jeunes voteraient pour les deux partis de droite fédéralistes. De plus, moins d’un tiers aurait voté pour l’indépendance lors d’un éventuel référendum. 69% auraient voté non.
Toutes ces données sont tirées d’un grand (sic) sondage mené par la firme CROP du 9 au 20 mai dernier pour le compte de notre grand quotidien fédéraliste auprès d’un échantillon de 500 personnes âgées entre 18 et 24 ans et réalisé au moyen d’un questionnaire sur Internet.

Les résultats ont été pondérés afin de refléter la distribution de la population selon le sexe, l’âge, la région de résidence et la langue. Le sondage de CROP ne fournit aucune donnée sur Option nationale, ce qui oblige à indiquer un plancher de 38% des votes souverainistes.

Si on créditait ON de 3% du vote, l’ensemble des appuis des trois partis progressistes-souverainistes se placerait au coude-à-coude avec le PLQ dans la catégorie 18-24.

Mais la grande découverte du sondage CROP, qui est passée pratiquement inaperçue par le reportage de La Presse, c’est la cause principale qui, à mon avis, expliquerait en grande partie l’attitude des 18-24 ans.

En effet, selon le sondage, les jeunes connaissent mal l’histoire du Québec, car seulement 4% des répondants ont été capables de classer en ordre chronologique six événements majeurs de l’histoire des 50 dernières années, soit la Crise d’octobre, le premier gouvernement du PQ, la proclamation de la Charte des droits et libertés du Canada, l’accord du Lac Meech, le référendum de Charlottetown et le second référendum sur l’avenir du Québec.

A mon avis, les responsables de cette ignorance crasse, non seulement de cette tranche des 18-24, mais aussi d’autres générations, sont les mandarins assassins (et leurs descendants) du ministère de l’Éducation issus de la Révolution tranquille, infiltré par l’école sociologique de l’Université Laval, avec la complicité de la classe politique de l’époque, qui ont réduit à néant tout programme cohérent de l’histoire nationale du Québec.

Ironiquement, le débat fait encore rage au moment d’écrire ces lignes, et il ne faut pas être un grand voyant pour prédire que la proposition qui a été mise de l’avant par l’ex-ministre Marie Malavoy sera tablettée.

Grand merci à La Presse d’avoir révélé les causes profondes de l’ignorance nationale de centaines de milliers de Québécois!

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Faut-il 3 ministres pour encadrer la CRÉ de Longueuil? http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6991 Thu, 22 May 2014 08:19:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6991

D’après les documents, tous publics, émanant de cette créature sous-régionale subventionnée à hauteur de 1,8 millions$ par Québec, l’entente de gestion entre la CRÉ de l’agglomération de Longueuil nécessite d’abord, dans l’ordre protocolaire, la signature du Ministre responsable de la région de Montréal.

Dans un deuxième temps, il faut aussi la signature du Ministre des Affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire (MAMROT), d’où provient la subvention annuelle.

Mais ce n’est pas tout. À la lecture du protocole d’entente et de ses annexes totalisant 17 pages format légal, on apprend qu’intervient aussi le ministre responsable de la Montérégie.

Chevauchement de trois ministres

Dans l’annexe A du protocole (articles 1.3 et 1.4), on apprend que l’outil de travail principal de la CRÉ, son Plan quinquennal de développement (PQD), doit obligatoirement passer par le Ministre responsable de la Montérégie et de ses fonctionnaires.

En effet, subsidiairement intervient la Conférence administrative de la Montérégie (CAR), qui regroupe les dirigeants de toutes les directions ministérielles de la Montérégie et qui est sous la gouverne du Ministre responsable de la Montérégie.

Entente quinquennale 2014-2019

Lors de sa réunion du 28 avril dernier tenue à Saint-Bruno, le conseil d’administration de la CRÉ, sous la présidence de Mme Monique Bastien, a adopté l’entente de gestion de 5 ans couvrant les années 2014-2019.

La dite entente avait été préalablement signée, le 21 février 2014, par le Ministre responsable de la région de Montréal, M. Jean-François Lisée et le 26 février 2014, par le Ministre des Affaires municipales, des régions et de l’occupation du territoire (MAMROT),  M. Sylvain Gaudreault.

Bonne et mauvaise nouvelle

Avec le retour au pouvoir d’un gouvernement libéral, la bonne nouvelle c’est que le Ministre du MAMROT, M. Pierre Moreau, cumule aussi le poste de Ministre responsable de la Montérégie.

La mauvaise nouvelle serait que le parti politique qui a mis au monde en 2004 les Conférences régionales des Élus et qui a accepté par la suite que la Montérégie soit redécoupée en trois territoires de développement économique et social, refuse maintenant de faire un pas de plus en créant trois régions administratives autonomes sous prétexte de la multiplication des structures.

Ironiquement, pour ce qui est du territoire de l’agglomération de Longueuil, c’est la structure administrative actuelle qui est bancale, alors que deux ministres, sinon trois, se superposent dans le même lit.  Quel cauchemar!

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Un Québec profondément divisé http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6890 Tue, 08 Apr 2014 07:53:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6890

Après tout, le PLQ n’a gagné que par une majorité de sept sièges, mais son règne pourrait être éternel si la population ne réussit pas à s’entendre sur l’avenir constitutionnel du Québec.

Le PQ a démontré hier soir qu’il constituait une force permanente avec laquelle les autres partis devront compter.

Le plus grave problème c’est plutôt que notre système parlementaire britannique ne cadre plus du tout avec le multipartisme qui semble devoir s’installer pour de bon au Québec.

Il n’existe présentement aucune culture ou tradition de collaboration ou d’alliance entre les formations politiques, mais plutôt un esprit de bagarre perpétuelle.

Le PQ et la CAQ, ainsi que Québec solidaire, ont maintenant comme responsabilité de travailler ensemble et de fabriquer des passerelles, dossier par dossier.

Le PQ devra donner l’exemple en tournant le dos à sa tour d’ivoire et en mettant le couvercle sur la guerre de coqs qui le menace maintenant.

Au suffrage populaire, le PLQ est minoritaire

La preuve que le Québec est profondément divisé, c’est qu’au niveau du suffrage populaire obtenu le PLQ (70 députés) se trouve très minoritaire, avec seulement 41,5% des voix.

Par comparaison, le PQ (30 députés) a obtenu 25,38% des voix, tandis que la CAQ (22 députés) a recueilli 23% des voix et Québec Solidaire (3 députés) en a récolté 7%.

Si la répartition des sièges avait été proportionnelle, le PLQ aurait 52 députés au lieu de 70, le PQ 32 députés au lieu de 30, la CAQ 29 députés au lieu de 22 et Québec Solidaire 9 sièges au lieu de 3. Finalement, Option nationale aurait obtenu 1 siège, malgré un faible 0,72% des voix, lui qui en avait récolté 1,89% en 2012.

Or il faut 63 députés pour former un gouvernement majoritaire.

Ce qui fait dire aux partisans de la proportionnelle que le système actuel est profondément injuste.

Régime présidentiel

Mais ce que le Mouvement démocratie nouvelle (MDN) oublie de dire, c’est que le système proportionnel est incompatible avec notre parlementarisme de type britannique et qu’il entraîne automatiquement des gouvernements minoritaires.

Par contre, la proportionnelle serait viable dans un régime présidentiel, car le chef de l’État serait alors élu au suffrage universel avec une chambre législative complètement indépendante et souveraine.

Il est à noter qu’une telle réforme de nos institutions politiques pourrait s’effectuer sans amender la constitution canadienne, sauf pour le poste de lieutenant-gouverneur, une antiquité, qui devrait être abolie. Aucun référendum ne serait obligatoire si l’Assemblée nationale adoptait la réforme de la constitution interne du Québec.

Quel beau dossier que pourraient porter ensemble les trois partis de l'Opposition!

 

 

 

 

 

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L’heure est à la vérité. Ma Vérité. http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6858 Sat, 29 Mar 2014 12:23:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6858

Ce pourcentage grimperait jusqu’à 70% si le Canada acceptait de bonne foi une alliance commerciale.  Le reste de nos francophones a encore peur de s’affirmer, soit par ignorance de notre histoire, soit par opportunisme, soit en raison de leur situation précaire.

 

N’ayons pas peur des mots, surtout ceux appris à la petite école, au collège ou même à l’Université: la plupart des québécois qui ont peur de la souveraineté sont en réalité des Canadiens français d’avant la Révolution tranquille.  Ils sont des descendants de la race canadienne-française et ne se considèrent pas comme des québécois avant tout.

 

Inversement, 90% des québécois anglophones se considèrent d’abord et avant tout comme des Canadiens, pour qui le pays est le Canada, et non le Québec. La preuve en est qu’ils votent massivement contre toute velléité de la majorité des citoyens québécois de décider de son avenir constitutionnel. Ils sont les descendants de la race canadienne-anglaise. 

 

Quoique minoritaire, ce vote «raciste» constitue un véritable droit de veto de la minorité à l’encontre de la volonté politique de la majorité, ce qui est le contraire de la démocratie dans un pays «normal».

 

On pourrait considérer normal que toutes les circonscriptions à majorité anglophone votent contre la souveraineté et élisent leurs représentants à l’Assemblée nationale. Ils auraient pour mission de protéger leurs droits dans un Québec indépendant. Ils seraient au moins une quinzaine de députés à le faire.

 

Mais où le bat blesse sérieusement, c’est qu’il existe aussi au moins une quinzaine de circonscriptions électorales où les anglophones, tout en étant minoritaires, contribuent à élire automatiquement, élections après élections et décennies après décennies depuis la Confédération de 1867, un député libéral canadien-français, une situation politique et juridique intenable pour la majorité francophone, tant localement que prise dans son ensemble.

 

Je n’épiloguerai pas sur les causes et les conséquences d’une telle anomalie pour le peuple québécois, mais je vous invite à y réfléchir.

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PKP : la paille et la poutre http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6803 Thu, 13 Mar 2014 11:17:00 -0400 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6803

Il faut dire qu’à partir de 1960 et des débuts de la Révolution tranquille, la salle des nouvelles en menait large.  Il n’y avait quasiment aucun contrôle sur les chroniqueurs-vedettes à la tribune de La Presse, tant à Québec qu’à Ottawa. De plus la direction patronale était divisée.

Chef de la Division politique durant trois ans, un poste syndiqué, j’ai démissionné de mon propre chef en 1971, abandonnant un très bon salaire et un excellent fonds de pension,  même au prix d’une crise familiale.

Je n’en pouvais plus des relations  tumultueuses  patronales-syndicales, ponctuées de grèves et de lock-out, consécutives  au « take-over» absolu de M. Desmarais, via une direction dorénavant composée d’hommes-clés choisis pour leurs convictions fédéralistes.

Il ne faut pas oublier que la Charte de La Presse précise spécifiquement son orientation fédéraliste. À cette époque, seul l’éditorialiste Pierre Gravel avait le droit d’être nationaliste.

Je suis estomaqué de lire aujourd’hui la brochette d’éditorialistes et de chroniqueurs de La Presse, grassement payés pour combattre le mouvement souverainiste, s’acharner sur PKP, dont le discours menace l’édifice fédéraliste.

Avec La Presse d’aujourd’hui, propriété d’une famille milliardaire, c’est la paille et la poutre dès qu’il s’agit de l’avenir du Québec.

J’aimerais rappeler à mes lecteurs que c’est à La Presse en 1960 que j’ai fait mes débuts comme journaliste à Sherbrooke. Du temps du directeur Jean-Louis Gagnon le journal avait ouvert des bureaux régionaux et j’ai débuté ma carrière comme pigiste, à raison de 25$ par semaine durant mes études à la Faculté de Droit.

Fâcheusement pour moi, j’ignorais alors que le Doyen de la Faculté était aussi le conseiller juridique du quotidien La Tribune, Paul Desruisseaux. En novembre 1960, à quelques mois des examens de troisième et dernière année, le conseil de Faculté m’a imposé des conditions spéciales concernant le nombre d’examens de routine réussis.

 En janvier 1961, j’ai reçu une lettre de renvoi pour avoir échoué un examen du samedi matin portant sur le droit public de l’Église, le droit canon,  devenant du jour au lendemain journaliste à temps plein à La Presse.

Autant je suis très fier d’avoir débuté ma carrière au journal La Presse au début de la Révolution tranquille sous la gouverne de gens comme Jean-Louis Gagnon et Gérard Pelletier, lequel m’a aidé à écrire mon premier reportage d’enquête, autant je suis choqué de la servilité des chroniqueurs patentés actuels qui renoncent à toute liberté d’expression dès que la question nationale est soulevée.

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Mini partis, mini vision http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6770 Sat, 01 Mar 2014 18:29:00 -0500 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6770

En septembre 2012, l’entente entre les deux minis partis s’était réduite à un pacte de non agression pour les circonscriptions de chacun des chefs. Ceci n’a pas permis à Jean-Martin Aussant de remporter la mise à l'élection dans la circonscription de Nicolet-Bécancour, car il a été défait par le candidat de la Coalition Avenir Québec, qui a obtenu une majorité de l,876 voix.

 L’effet de l’entente avait été quasiment nul pour Québec solidaire, dont la candidate Françoise David avait été élue par une majorité de 4,556 voix dans Gouin contre le péquiste Nicolas Girard.  Ensemble, les deux petits partis ont été crédités de moins de 10% du suffrage populaire le 4 septembre 2012.

Divergences et convergences

QS et ON partagent en commun de se positionner à gauche de l’échiquier politique québécois. Le parti ON reproche à QS d’être mollasson au niveau de la souveraineté, un reproche qui s’adresse également au Parti québécois, qualifié aussi d’être trop à droite.

Quant à l’aîné du couple, QS, les motifs de son rejet de ON sont brumeux et pourraient varier entre une lutte de personnalités et une prétention d’ancienneté et de prépondérance dans le champ gauche.

Il est à noter que la lettre des « unionistes » n’invite pas le Parti québécois à la table d’un éventuel regroupement souverainiste, un vieux film qui a déjà été joué en 2012 et qui a fait long feu. Au mieux, le PQ est accusé de nationalisme identitaire et de ressentiment.

La mini vision de la lettre consiste à dire qu’il faut «  déconstruire les préjugés entre nos deux formations politiques et de susciter une ouverture entre des membres que la joute électorale a parfois dressés (sic) les uns contre les autres ».

On peu alors comprendre pourquoi le PQ, maintenant un parti du centre, n’éprouve aucun intérêt à tenir compte de ce dernier et tardif soubresaut de pensée magique.

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La Montérégie mérite trois ministres régionaux http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6728 Fri, 14 Feb 2014 12:57:00 -0500 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6728

La dernière fois qu’un tel rêve est survenu remonte à décembre dernier, quelques jours après avoir pris connaissance de l’excellent rapport du Groupe de travail sur l’agglomération de Longueuil, présidé par M. Pierre Deland et créé en décembre 2012.

C’est suite à la demande de la ville de Longueuil de former une région administrative autonome que la ministre responsable de la Montérégie, la sympathique Marie Malavoy, a donné suite à une requête du ministre des Affaires municipales et des régions, Sylvain Gaudreault, de former un « groupe de travail sur l’agglomération de Longueuil ».

Autant on peut s’émerveiller de la lucidité et de la pertinence du rapport de 57 pages livré le 8 octobre 2013, autant on peut être profondément déçu de la minceur des huit pages consacrées aux recommandations et aux solutions envisagées.

L’éléphant et la souris

En toute franchise, on peut affirmer que l’éléphant a accouché d’une souris, avec comme principale recommandation du groupe de travail, celle de faire reconnaître sur le territoire de l’agglomération un projet majeur de développement récréotouristique à caractère métropolitain, à l’instar du Cosmodôme de Laval, qui reçoit du financement de l’ensemble des payeurs de taxes de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Puisque qu’un tel équipement n’existe pas encore sur la Rive-Sud et que le projet du Complexe culturel près du métro serait refusé pour cause de concurrence avec le Quartier des spectacles de Montréal (!), certains ont glissé que l’aéroport de Saint-Hubert pourrait faire l’affaire, quitte à devoir heurter de front le lobby des Aéroports de Montréal.

Une région impossible

Tout ce sparage survient parce que le gouvernement Marois ne semble pas vouloir, du moins pour le moment, remettre en question le découpage actuel de la Montérégie, une région de 1,7 millions d’habitants impossible à gérer en raison des nombreuses particularités locales et sous-régionales et où la réalité urbaine de la région de Longueuil ne trouve pas son compte, tous ministères confondus.

Pire encore : le gouvernement a placé Mme Malavoy dans une situation épouvantable et conflictuelle, coincée entre son enracinement longueuillois et son mandat montérégien contradictoire.

 

En vue de faire avancer ce dossier, voici un premier pas imaginé par mon cerveau nocturne et digne d’une promesse électorale :

1-      Que Mme Malavoy soit nommée ministre responsable de l’Agglomération de Longueuil;

2-      Que le ministre Pierre Duchesne soit nommé ministre responsable de la Montérégie Est;

3-      Que le ministre Bertrand St-Arnaud soit nommé ministre responsable de la Montérégie Ouest, en l’absence de ministre dans ce territoire orphelin;

4-      Le tout en attendant que le gouvernement de Pauline Marois s’engage    formellement à créer trois régions autonomes en Montérégie, sans bouleverser la structure des organismes non gouvernementaux qui continueraient de desservir l’ensemble du territoire, tels Tourisme Montérégie et le Conseil montérégien de la culture et des communications.

PS-1 : En 1964, alors que j’étais momentanément fonctionnaire au ministère de    l’industrie et du commerce à Québec, je me suis trouvé aux premières loges lors du découpage des 16 régions du Québec. À cette époque, la Rive-Sud (Région 6-C) faisait alors partie du grand Montréal.

PS-2 :   Lors d’un prochain rêve, je tenterai de convaincre notre sainte Pauline.

 

 

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Jeux du Québec vs Jeux de Québec http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6630 Thu, 09 Jan 2014 08:35:00 -0500 À mon humble avis http://mediasud.ca//nouvelle.php?id=6630
Et avec la baisse significative de la valeur du dollar canadien, au grand plaisir des manufacturiers exportateurs québécois et des touristes étrangers, il est permis d’espérer que les coffres exsangues du gouvernement québécois se rempliront à nouveau.

Québec a en effet bien besoin de nouvelles rentrées d’argent frais compte tenu des nombreuses promesses non encore tenues depuis la reprise du pouvoir par le Parti québécois.

S’il est vrai que Longueuil et sa région bénéficieront d’excellentes retombées économiques, culturelles et sociales des Jeux du Québec qui se tiendront au mois d’août, il ne semble pas encore évident que les principaux dossiers chauds de l’agglomération vont enfin aboutir cette année.

On n’a qu’à penser au dossier de la municipalisation de l’aéroport de Saint-Hubert, pour lequel le ministère des Affaires municipales tarde à donner le feu vert.

Toujours paternaliste, ce ministère s’inquièterait de l’impact de la municipalisation sur le portefeuille du citoyen, comme si la ville de Longueuil n’était pas capable d’absorber la perte des 300,000$ actuellement payés en taxes municipales et qui constitue la moitié du déficit de DASH-L, le reste consistant en frais d’honoraires d’avocats.
Si par malheur le MAMROT jugeait qu’il faut attendre la décision des juges pour nettoyer l’ardoise, on pourrait la qualifier de Jeux de Québec, ou de «jeu du chat et de la souris».

Il y a aussi le dossier du Théâtre de la Ville, dont on ne connaît pas encore le cheminement auprès du Conseil du Trésor.

Bref, au plan sportif  Longueuil sera le point de mire du Québec cet été, mais il est à souhaiter que le gouvernement de Québec en fasse autant ce printemps, et cela bien avant le déclenchement d’une éventuelle campagne électorale.

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