Retour de la Conférence de Londres : une constitution brumeuse?

12 mars 2016 - Maurice Giroux

Pressés de quitter la métropole britannique pour se rendre à Ottawa pour préparer les festivités devant marquer la naissance officielle de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, (AABN) les Pères de la Confédération étaient épuisés et probablement anxieux.

Certains pouvaient penser que l’œuvre constitutionnelle était encore inachevée, à commencer par l’absence des deux provinces encore dissidentes, l’Ile du Prince Édouard et Terre-Neuve.

Au lendemain du 29 mars 1867, date de la sanction royale de l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, les 16 délégués officiels ainsi que leurs familles ont repris la mer à destination du Canada et des deux provinces Maritimes.

L’histoire ne dit pas quelle température il faisait ce jour là à Liverpool, mais on peut s’inspirer, pour deviner la météo, des indications suivantes fournies par le Bureau du tourisme de Londres :

Météo à Londres selon les saisons

Londres et le sud est de l’Angleterre sont les zones les plus tempérées du Royaume-Uni, mais le temps peut être parfois imprévisible. Les londoniens ne sortent jamais sans leur parapluie et leurs lunettes de soleil, pour se parer à toute éventualité !

L’été

En été, le temps est clément avec des températures avoisinant les 18°C (64°F). La température moyenne tourne autour de 20°C. Londres a déjà connu des vagues de chaleur, avec des températures dépassant les 30°C (86°F). C’est la saison idéale pour visiter les parcs et les espaces verts

de Londres.

Le printemps et l’automne

Au printemps comme à l’automne, les températures oscillent entre 11° et 15°C (52 to 59°F). À compter de fin mars (jusqu’à fin octobre), avec le passage à l’heure d’été, les journées sont plus longues.

L’hiver

En règle générale, les températures en hiver oscillent entre 2 et 6°C (36 à 43°F). Il est rare que le gel et la neige s’invitent à Londres – mais la capitale n’est pas à l’abri d’une forte tempête de neige et d’une invasion de bonhomme de neige ! Ne manquez pas les impressionnantes décorations de Noël même les fameux feux d’artifice du nouvel an.

Les précipitations à Londres

Le nombre moyen de jours de pluie (avec des précipitations de plus de 0,25 mm) est constant tout au long de l’année, variant de 11 à 15 jours chaque mois.

En général, Londres enregistre un pic de précipitations en novembre et en août (64 mm et 59 mm respectivement).

Mars et avril (37 mm chacun) sont les mois les moins pluvieux.

Réjouissances, décès, assassinats, crises, controverses et scandales

Dès son arrivée à Québec à la fin de juin 1867, George Étienne Cartier fut acclamé par des milliers de personnes comme étant le sauveur des Canadiens-français. Mais cette image fut par la suite vivement contestée par ses opposants, notamment en août 1872, lors des élections générales fédérales.

Cartier fut de nouveau candidat dans Montréal-Est. Il eut comme adversaire libéral Louis-Amable Jetté*, et il fut défait par une majorité écrasante, connaissant ainsi ce qu’on appela son « Waterloo politique ».

Au lieu de chercher à se faire élire dans une autre circonscription du Québec, ce qui aurait exigé la démission d’un député conservateur et entraîné probablement une élection contestée, Cartier accepta alors de se présenter dans Provencher, au Manitoba, où Louis Riel* faisait la lutte à Henry James Clarke. Ce dernier céda sa place à la demande du lieutenant-gouverneur Adams George Archibald*.

Quant à Riel, il se retira après beaucoup d’hésitations, accédant aux sollicitations de Mgr Alexandre-Antonin Taché*, archevêque de Saint-Boniface, heureux de prévenir ainsi les complications qu’aurait certes apportées la présence du chef métis à Ottawa. Cartier n’eut donc pas d’adversaire et il fut élu en septembre 1872 sans même se rendre dans la circonscription qu’il ne devait jamais voir.

Rongé par la maladie, Cartier avait vieilli et perdu sur ses partisans son emprise d’autrefois ; la montée temporaire du parti national et, jusqu’à un certain point, l’échec qu’avait pu sembler être pour Cartier l’affaire des écoles du Nouveau-Brunswick expliquent sa défaite.

Après sa défaite dans Montréal-Est, Cartier s’était embarqué à la fin de septembre 1872 pour l’Angleterre dans le but d’aller se faire soigner à Londres : il souffrait depuis 1871 d’une néphrite chronique connue sous le nom de mal de Bright.

George Étienne CartierEn compagnie de son épouse et de ses deux filles

Il avait passé l’hiver en Angleterre en compagnie de son épouse et de ses deux filles. Le 20 mai 1873, le télégraphe transatlantique, dont Cartier avait salué avec joie l’inauguration, en juillet 1866, transmettait de Londres au Canada une dépêche dans laquelle sir John Rose*, l’ancien ministre des Finances du Canada, qui agissait alors comme une sorte de représentant officieux d’Ottawa auprès du gouvernement impérial, annonçait que sir George était mort le matin à 6 heures et que son corps partirait le 29 pour Québec.

La nouvelle arriva à Ottawa au début de l’après-midi et John A. Macdonald, après l’avoir annoncée à la chambre des Communes, fondit en larmes, incapable de continuer à parler, la main droite étendue dans un geste dramatique sur le siège vide de son compagnon de près de 20 ans.

Le Prussian qui transportait la dépouille de Cartier arriva à Québec le 8 juin. Un libéra fut chanté dans la basilique de Québec et le cercueil fut ensuite transporté à Montréal. Exposé au palais de justice, il fut conduit, au milieu d’une foule comme Montréal n’en avait jamais connue, à l’Église Notre-Dame, où eurent lieu les funérailles somptueuses devant 10 000 personnes.

Cartier fut inhumé au cimetière de la Côte-des-Neiges, où un monument rappelle encore sa mémoire, un an après que n’éclate le scandale du Pacifique.

La question des écoles du Nouveau-Brunswick est le nom d'une crise

politique et sociale qui secoua le Nouveau-Brunswick et le reste du Canada entre 1871 et 1875.

En 1871, le gouvernement de George E. King présente un projet de loi à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick, la Common School Act. Cette loi vise à réformer le système d'éducation publique. Le projet de loi est adopté le 5 mai 1871.

Appuyés par les Irlandais de la province, quelques députés et le clergé, les habitants protestent et demandent un réseau d'écoles catholiques. Ils se révoltent contre les partisans de la loi et les marchands anglais. Cela dégénère en des émeutes à Caraquet. La police intervient avec l'aide d'une milice et de l'armée. Il y a deux morts le 27 janvier 1875: John Gifford, un milicien de 22 ans venu de Newcastle, et Louis Mailloux, 17 ans.

Éphémérides du Canada 1868 à 1873


Thomas D'Arcy McGee7 avril 1868: le député canadien Thomas D'Arcy McGee, partisan de la confédération, est assassiné à Ottawa, en Ontario, par un Fenian irlandais, Patrick J. Whelan.

13 novembre 1869;Terre-Neuve rejette la Confédération avec le Canada3

20 mai 1873 : Décès de George-Étienne Cartier.

1er juillet 1873 : Île-du-Prince-Édouard rejoint la confédération canadienne.

7 novembre 1873 : démission du gouvernement conservateur de John A. Macdonald à la suite du Scandale du Pacifique. Le libéral Alexander Mackenzie lui succède comme premier ministre

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